Adresse à #BobLeRobot et à mes amis

A propos de l'intelliegence articielle et de l'enseignement de l'informatique en france. Il ya Bob le robot souriant. Et il y a tous mes amis qui ont du mal à apprendre dans le système scolaire français.

Francis Francis
Bonjour, chèr(e)s ami(e)s
Je suis intéressé par votre souci de l’absence d'un enseignement de l'informatique en France.
Mais j'ai  envie d'ironiser : "pourquoi se préoccuper d'un enseignement à l'informatique puisque les robots et l'intelligence artificielle connaitrons tout ce qu'il y a à connaitre et à savoir faire.  Le robot intelligent, le robot apprenant, c'est pour l'année prochaine."
Vous m'objecterez : "oui, mais il faut les programmer". Je vous répondrai que ceux qui programment les robots intelligents et apprenants sont une petite part de l’espèce humaine. "Le développeur, le hacker code dès la naissance. C'est dans ses gènes. Ce n'est pas dans mes gènes"
Donc, Si 10% de la population code, si 10% fabrique les robots et cable leurs réseaux neuronaux, alors pour les 80% restant ce sera du temps libre, du temps de vide mental et d'occupations futiles..
Les robots seront les nouveaux serfs : ils nous paierons une taxe sur l'argent qu'il reçoivent pour leur travail. J'aurai une participation dans un robot souriant, nommé Bob, qui surveillerait la Caisse d'un supermarché du quartier. Nous serions 100 participants par robot. Tout l'argent qui resterait à Bob après ses frais de d'électricité, de maintenance, de remboursement de son investissement, nous serait partagé et donné. Super ! Avec Bob, c'est enfin  le communisme !
A contre courant, j'ai cette objection : "et si les robots n'avaient pas l'intelligence, la capacité d'apprendre à apprendre, que les journalistes et les politiques leur imaginent ?".
Donc, il faudrait qu'il y ait encore des écoles et des universités, des instituts et des réseaux d'apprentissage entre pairs. Et en particulier, il faudrait des formations à l'informatique, au digital, au numérique, au robot, à l'IA.. Nous ne devons pas nous rendre à l'argument du "robot IA", car cet argument nous dispense de regarder en face l'enjeu : la formation de tous les jeunes à l'utilisation et la création des outils informatisés et des méthodes d'informatisation.
Il semblerait qu'il y ait un blocage français : pourquoi sommes nous différents des autres pays ? A ce propos, il serait intéressant de connaitre les filières de formation dans les autres pays.
J'avance ici une hypothèse, qui se nourrit de 30 ans de formation d'adulte et de gestion RH dans des secteurs en mutation. Le problème, ce ne sont pas les enseignants ni les élèves : ce sont les gestionnaires des institutions scolaires. Les savoirs sont mis au service de normes sociologiques et culturelles, qui clivent, hiérarchisent, immobilisent. L'infrastructure - les élèves, les enseignants-est imaginative, créative, bouillonnante. La super structure ne s'occupe que de ses propres jeux de pouvoir. D'ailleurs, tout le système de financement des organismes de formation serait à mettre dans la clarté du jour !
Quels rôles peuvent jouer l'informatique et les télécoms ? Ce serait substituer à cette superstructure normative un système de coordination le plus réduit possible. L'articulation ne se ferait pas par des Directions administratives, mais par les domaines de savoir. L'articulation entre deux domaines ne se ferait pas par une route unique surveillée par des contrôleurs, mais par un réseau de sentiers animés par des guides curieux des autres.
On peut imaginer la constitution et la mise en réseau de bases de connaissances facilement accessibles et gratuites. On peut imaginer un système de diplômes qui privilégierait les coopérations transversales à plusieurs savoirs. On peut imaginer des formations entre pairs, assistés par des outils facilitant la transmission : synthase de quelques pages, dessins, maquettes 3D, etc..
Salut Bob le robot, tu est sympa, mais il y a une différence entre nous : tu connais plein de choses, alors que moi, je sais que j'ai encore beaucoup à apprendre du monde et des autres.
Bien à vous
Francis
Tu ne vas pas assez loin dans ta description de changement de paradigme. Tu utilise la notion d'"homme", alors que "l'homme" cède la place à un couple nouveau "homme/automate", plus exactement "réseau d'hommes /réseau d'automates". Donc, dans tes phrases:
"Dans ce monde où l’homme va avoir du mal à exister et à trouver sa place, en tension permanente et multiple par rapport à son besoin naturel d’homéostasie, ..
Au-delà du nécessaire lire-écrire-compter, il faut permettre à chacun de développer son(es) soi(s), sa relation aux autres,  et sa capacité à appréhender un accès à l’information avec un sens critique collectif. Cette éducation nouvelle fondée sur le respect doit permettre à chacun d’enrichir en permanence ce qui lui donne confiance, confiance nécessaire à la construction collective, à la transformation de l’information surabondante en connaissance, à l’action, à la bonne vie, bref à l’iconomie."

il manque la dimension de notre "co-existence" avec l'automate, avec les automates. La base de cette co-existence est le langage de programmation qui nous permet de communiquer, l'automate et moi. C'est pourquoi, l'urgence est d'apprendre à coder dès la maternelle !! Cf. les propositions de Maurice Nivat en 1983..
Dans mon dernier mail, j'ai esquissé la relation entre moi et BobLeRobot. Scénario 1 : Bob travaillerait à ma place, et m'enfermerait dans les limites de son savoir. Le problème serait, avec l'influence du robot, de rester facilement à sa place, en tant que place préétablie. Le travail de Bob perdrait sa valeur rapidement.
Scénario 2 : ensemble, Bob et moi, nous travaillons, et nous créons une nouvelle place. C'est cette nouvelle place qui crée de la valeur. Donc, il importe qu'il y ait continuellement la destruction des anciennes places.
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