Vers une société efficace et juste, l'iconomie

La technologie fait émerger une ressource illimitée : le cerveau d'oeuvre. Comment faire un bon usage de cette ressource ? L'enrichissement vertigineux de quelques uns est effectif. Y a-t-il une autre voie ?

Francis Francis

L'iconomie

Le « numérique », le « cyber », l'« intelligence artificielle », le « big data », l'« internet des objets », etc., sont autant de manifestations de l'informatisation. L'iconomie est le schéma d'une société et d'une économie informatisées qui seraient par hypothèse efficaces : il met en évidence les conditions nécessaires de l'efficacité.

Ce schéma offre un repère pour orienter la politique économique de l'Etat et la stratégie des entreprises. L'institut de l'iconomie s'emploie à le développer. En voici les principaux éléments :

Le cerveau d’oeuvre

* Dans l'iconomie les tâches répétitives, qu'elles soient physiques ou mentales, sont automatisées.

* L'activité des agents se concentre sur les tâches non répétitives qui exigent créativité et discernement : conception des produits et ingénierie de leur production d'une part, services aux consommateurs et utilisateurs d'autre part.

* La conception et la programmation des automates, activités humaines, accumulent une « intelligence artificielle » que le système d'information associe, dans l'action productive, aux initiatives des agents. L'« être humain augmenté », unité de base des organisations, s'appuie sur la synergie du cerveau humain et de la ressource informatique.

* La main d'oeuvre est remplacée par le cerveau d'oeuvre auquel l'entreprise reconnaît la légitimité (droit à l'erreur, droit à l'écoute) qui répond aux responsabilités qu'elle lui délègue. L'iconomie est une économie de la compétence et la synergie des compétences individuelles s'appuie sur le système d'information.

Des monopoles temporaires

* Les contraintes qu'imposent l'espace et le temps sont pratiquement abolies car le manteau de la ressource informatique s'étend instantanément sur le monde entier.

* Chaque produit est un assemblage de biens et de services, ou de services seulement. La plupart des produits sont élaborés par un partenariat de plusieurs entreprises. Le système d'information assure la cohésion des biens et services ainsi que l'interopérabilité du partenariat. La qualité d'un produit dépend principalement de celle des services qu'il comporte.

* Le marché de chaque produit obéit au régime de la concurrence monopolistique : chaque entreprise définit les attributs qualitatifs de son produit afin de conquérir un monopole temporaire sur un segment mondial des besoins. L'iconomie est une économie de la qualité, la concurrence se faisant selon le rapport qualité/prix.

* La qualité des produits est assurée par l’écoute des consommateurs et utilisateurs. Alors que les besoins de ceux-ci peuvent être saturés en termes de quantité, il n'ont pas de limite en termes de qualité : le potentiel de la croissance qualitative est donc illimité, et elle respecte les exigences de l'écologie.

* Le système éducatif s'ajuste avec souplesse pour former les compétences nécessaires à la conception des produits et à la qualité des services. Le plein emploi est assuré et la société s'appuie sur une classe moyenne nombreuse.

Une régulation des risques

* L'essentiel du coût de production des biens réside dans la conception et la programmation des automates. Cet investissement est effectué avant que le produit ne soit mis sur le marché : l'iconomie est donc une économie du risque maximum.

* La régulation de l'iconomie maitrise la violence de la concurrence monopolistique et anime la croissance qualitative en réglant la durée des monopoles temporaires.

L'institut de l'Iconomie

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